Le fossile d’une baleine ancienne, datant d’environ 25 millions d’années, est une découverte précieuse qui permet de mieux comprendre l’évolution de ces grands mammifères et leur capacité d’adaptation à un monde en réchauffement. À cela s’ajoute un détail insolite : il ressemble à un Pokémon.
Bien avant que les baleines ne deviennent des géantes majestueuses et gentilles, certains de leurs ancêtres préhistoriques étaient de petits spécimens étranges. La découverte fortuite d’un fossile datant de 25 millions d’années sur une plage australienne a permis aux paléontologues d’identifier une espèce rare et totalement nouvelle qui pourrait révéler les mystères de l’évolution des baleines. Et, détail non négligeable, elle ressemble à un Pokémon.
Comment la baleine au visage de Pokémon a-t-elle été découverte ?
La ancienne baleine, récemment découverte, a été baptisée Janjucetus Dullardi, en hommage à Ross Dullard, un chasseur de fossiles amateur, qui est littéralement tombé sur le crâne de cette baleine, qui dépassait d’une falaise lors d’une promenade à marée basse. Cette découverte rare, qui comprend des os de l’oreille et des dents, a été faite en 2019 sur la plage de Jan Juc en Australie, dans l’État de Victoria. Ce tronçon de côte est considéré comme une sorte de berceau pour certaines des baleines les plus étranges de l’histoire et devient une référence pour comprendre l’évolution de ces géants des mers.
Caractéristiques physiques de la baleine primitive Janjucetus Dullardi
Elle a un aspect quelque peu inquiétant, avec des yeux proéminents de la taille d’une balle de tennis, un museau et des dents pointues semblables à celles d’un requin. Toutes ces caractéristiques, selon les scientifiques, la font ressembler à un Pokémon croisé avec un phoque.
Contrairement aux baleines modernes, elle est également plus petite : elle peut occuper un lit simple tant qu’elle est jeune et atteindre 3 mètres à l’âge adulte. Comme vous pouvez l’imaginer, elle n’est pas si effrayante, mais elle est très féroce, grâce à ses mâchoires qui en font un prédateur habile.
Que nous apprend le fossile de baleine ?
Retracer l’histoire du Janjucetus Dullardi n’est pas facile et les paléontologues y travaillent encore. Il s’agit du premier mammifère odontidé, une espèce de baleines primitives qui n’ont vécu que pendant l’Oligocène, il y a environ 34 à 23 millions d’années, identifié en Australie depuis 2006 et seulement le troisième jamais enregistré dans le pays. Ce petit prédateur, malgré sa taille modeste et ses dents prononcées, représente une première branche de la lignée évolutive qui mène aux grandes baleines à fanons actuelles, telles que les baleines à bosse, les baleines bleues et les baleines mineures.
Comment cette évolution s’est-elle produite ? C’est un mystère qui restera probablement sans réponse. Les fossiles de cette qualité sont rares, car des millions d’années d’érosion et de courants océaniques détruisent la plupart des squelettes de baleines. Et il est peu probable que l’on trouve une partie plus importante du squelette pour répondre à toutes les questions en suspens. Les chercheurs espèrent que l’étude du Janjucetus Dullardi permettra de faire la lumière sur l’alimentation des baleines préhistoriques, leurs migrations et leur capacité d’adaptation, offrant ainsi des pistes intéressantes pour la vie marine moderne et le changement climatique.

